06 août 2007
UNE GESTION MODELE POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE
UNE GESTION MODELE POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE
Les mairies peuvent être des lieux d’innovation non seulement démocratique mais aussi écologique et sociale.
Là aussi le principe de développement durable ,préconisé à tort et à travers ,doit trouver des traductions concrètes sur le terrain afin de montrer ce qu’il peut être au niveau d’un territoire . Pour cela il sera un des critères majeurs de choix pour les équipes municipales dans tous les domaines :urbanisme ,éliminations des déchets ,gestion des ressources (eau etc. )
Outre les projets classiques (construction d’une école par exemple) pour lesquels les mairies exigeront la Haute Qualité environnementale ( HQE ) , elles développeront:
l’utilisation de nouveaux matériaux .
-,les économies d’énergie par une isolation maximum des bâtiments .
le recours aux énergies renouvelables,( elles pourront innover comme à Pignan ( 34) où la mairie ajoute aux diverses primes existantes 200 euros lorsqu’il y a une installation de chauffage solaire,)
l'information du public sur l'usage abusif des pesticides et comme à Rennes ou Lyon pourront les supprimer totalement pour l’entretien du domaine public..(idem dans l'Uzège où une association milite activement dans ce sens )
Dans son fonctionnement quotidien ,la mairie pourra aussi donner l’exemple d’une gestion économe de l’énergie en utilisant des véhicules mus grâce à des carburants nouveaux ,produits dans la région si possible , en faisant appel aux énergies renouvelables pour le chauffage des locaux , en utilisant au maximum des produits recyclés ( utilisation systématique de papier recyclé par exemple) )
- Un effort prioritaire devrait être consacré à la recherche d’un accord avec la CANIM sur l’extension du réseau de transports collectifs de l’Agglo aux communes vaunageoles non desservies en créant des parcs -relais aux principaux arrêts des lignes d'autobus ou à proximité des gares et en créant un réseau de TCSP (1),complémentaire de l'étoile ferroviaire existante au départ de Nîmes et réaménagée pour faciliter des déplacements de proximité ,qui irriguera toute l'aire urbaine de Nîmes (2)
De même l’actualité nous pousse à nous emparer sans tarder du dossier de l’alimentation en eau brute de toute la Vaunage et en partie pour la Vistrenque par la compagnie du BAS-RHONE LANGUEDOC ( une mini-entente est en cours entre Nages et Langlade )
.Ce projet doit être accompagner d’une politique de récupération des eaux pluviales. Obligation pour tout nouvelle construction d'installer des citernes ;étudier les moyens techniques à déployer pour l' utilisation de l'eau des bassins de rétention, construits pour prévenir les inondations ,qui reste aujourd'hui inutilisée.
- Enfin une position de maintien et de développement des commerces comme des services de proximité peut être défendue sous un double aspect ; social bien sûr (animation du village ,convivialité, lutte contre la banlieurisation des villages-dortoir ,besoins des populations captives (comme disent les technocrates, autrement dit ne pouvant se déplacer en voiture !) mais aussi écologique
.Si l’on veut arrêter le tout-voiture ,réduire les déplacements et avec eux les multiples nuisances qu’ils engendrent, il faut mettre en place une politique non pas uniquement de défense ( trop souvent d’arrière-garde et donc condamnée ) du statu quo mais aussi résolument innovante pour répondre aux besoins des habitants en tenant compte des évolutions intervenues depuis trente ans dans nos villages.
.Il s’agit donc :
-de défendre et adapter les services publics traditionnels en premier lieu la Poste visée par un plan drastique de réduction des petits bureaux .( la lutte paie, voir Monoblet ;,la résignation non , voir Nages ,Langlade ) .
-d’envisager de nouveaux services de proximité (permanences ou agences de la CAF, de L’ANPE ) qui pourraient être regroupés dans les mêmes locaux .Bref, on peut imaginer une mixité commerces / services d’une part et privé/public d’autre part (n’est-ce pas ce qui se dessine avec les points-poste ou les ventes de billets sncf par l’office de tourisme du Vigan et les multiservices favorisés par les communes et le Conseil Général? ) Des expériences intéressantes existent , en Basse – Normandie par exemple où la « capitale communautaire » dispose d’un véritable pool de commerces et services regroupés dans un seul bâtiment donc économie d’échelle (locaux ,personnel ) et déplacements plus commodes pour les usagers.
De manière générale,les communes encourageront ou impulseront si nécessaire toutes les expériences possibles de relocalisation des activités de production ,notamment agricoles et fermières ainsi que la mise en place de circuits courts entre les producteurs et les consommateurs (marchés de plein air, coopératives ou structures inspirées des AMAP (3).
1- TCSP : transport en commun en site propre.
Peut-être faut-il consacrer un chapitre spécial de notre charte aux transports car dans mon texte j'ai laissé volontairement de côté la question du réseau viaire secondaire ,le problème des voies cyclables à aménager etc.? De même le problème des déchets (collecte sélective ,recyclage, élimination des déchets ultimes ) nécessitera une note spéciale.
3-
AMAP : association pour le maintien d'une agriculture paysanne
Pablo de Segovia lundi 30 juillet 2007



