03 novembre 2009
Suite et fin de la façade ouest du village de MUS
La réflexion des murs de pierre du village de MUS
La laideur a ceci de supérieur à la beauté qu'elle ne disparaît pas avec le temps.
[Serge Gainsbourg]
L'on peut s'appeler MUS, être de murs et de pierres, l'on n'est pas forcement de marbre face l'histoire des hommes et à ceux qui m'ont bâti.
Les coraux de mes clôtures ont connu leurs ancêtres primates.
Dans les deux mille ans de mon édification, j'ai pu les observer. Je peux affirmer que leurs guerres ne furent rien, pour moi, comparativement aux quarante dernières années de leur paix, et surtout les cinq dernières années. Même leurs guerres de religion imbéciles, et la destruction de leurs sanctuaires, tantôt catholiques, tantôt protestants ne changèrent rien au spectacle que j'offrais au lever du jour et à son coucher, quand le soleil rasant venait caresser mes façades d'un rayon doux et orangé. Les siècles et les millénaires se sont succédé sans que rien ne vienne troubler la sérénité des plaines à mes pieds, longtemps de blé, puis de vignes. Deux mille ans où je n'entendis que le hennissement d'un cheval,l 'aboiement d'un chien, le rire des enfants, le fer d'une roue, et le doux murmure des villageois les soirs d'été après la canicule. La voie ferrée eut le tact de m'épargner et courir à travers vigne ne laissant qu'au vent du sud le soin de me rappeler sa présence.
J'exhibais fièrement et sans complexe mes deux clochers, face à ma grande sœur voisine Gallargue, elle aussi perchée sur une colline. Les humains qui me peuplaient, m'aimaient à n'en pas douter et ceux qui ne faisaient que passer m'admiraient. Certains, au début du siècle dernier, venaient poser leur chevalet pour me peindre et saisir la beauté que j'offrais.
Tout cela était avant. Avant que, ce qu'ils ont nommé le moteur à explosion, vienne saigner ma colline, déchirer mon silence, défigurer mon paysage. Durant trente années, qui me parurent des siècles, j'ai vu défiler ces moteurs de plus en plus nombreux, de plus en plus gros, de plus en plus bruyants. Les sabots des chevaux se sont tus, le murmure de la place est devenu presque inaudible. Les moteurs ont envahi mes rues. Les humains ne sont sortis de leur maison que pour aller aux sanctuaires, faire péter des feux d'artifice ou courir après des taureaux, étrangement insensibles à ce saccage. Travailler pour vivre et manger est devenu produire pour consommer.
Mieux ! Travailler plus pour gagner plus !
J'ai vu des millions de poids lourds, des milliards de pneus grouiller dans mes entrailles. Parfois un soir d'hivers ou une journée d'automne, quand la folie des éléments surpassait celle des hommes, que des trombes d'eau ou des monceaux de neiges tombaient du ciel, alors, la plaie béante de l'autoroute cessait de mordre et la douce quiétude millénaire reprenait ses droits quelques heures.
L'on peut être de pierre, nul besoin de cervelle ni de sciences pour comprendre que la croissance démente de ces moteurs ne pouvaient aller sans la démente décadence de la beauté de notre planète, peut être vers sa destruction.
J'ai longtemps cru que ceux qui me peuplaient m'aimaient, du moins jusqu'à ces dernières années. Jusque–là, seuls le tumulte incessant de l'autoroute, et la tranchée qui l'avalait meurtrissaient la vie de mes habitants. Ils avaient préservé le paysage, laissant les prés et les vignes se la couler douce à mes pieds. Quelques peintres venaient encore croquer ma plus jolie silhouette sur la face ouest de la colline. Devant la laideur de l'asphalte, j'exhibais mes façades au sommet de ma butte, véritable défit au temps.
Un doigt d'honneur aux moteurs !
Deux milles ans que je jaillissais ainsi, village suspendu entre ciel et garrigue, aux yeux du promeneur, qui, venant du village voisin, Aigues Vives, franchissait le petit col qui nous séparait. Il ne fallut qu'une paire d'années pour que l'on construise sur mon ventre et sur mon plus beau profil, ce qu'ils appellent un lotissement. Un amas de murs et de toits sans âmes, flanqué à deux pas de l'autoroute, et qu'ils ont nommé « clos de l'écureuil ». Pauvre bête!
Il ne faudra que deux nouvelles années pour compléter le massacre et construire un nouvel amas de toits et de façades uniforme à côté de l'écureuil. Comment vont–ils l'appeler ? Le clos du sourd ou celui de l'aveugle ?
Ainsi, saigné par l'autoroute, absorbé par le bruit et la pollution des moteurs, ce qui restait du village millénaire, son pittoresque, va disparaître à jamais. Le chemin creux de la grande terre, qui me portait jusqu'à la place, sera éventré pour que dégueulent les nouveaux moteurs des nouvelles rues.
Combien faudra-t-il d'années pour que je devienne un quartier de la vaste mégapole qui ira de Nîmes à Montpellier en passant par le bois de Minteau?
Aux banques et aux assurances les avenues luxueuse des centres villes vidées de leurs habitants qui viendront dormir sous mes nouveaux toits . Les lieux de cultes des humains deviendront, faute de fidèles, des logements sociaux. Les jeux du taureau seront interdits par souci de sécurité pour les animaux et le quatorze juillet se fêtera à Nîmes ou à Montpellier. Mes quartiers seront débaptisés, on jouera avec mon nom, certains ont déjà commencé, après l'avenue la Musicienne, il y aura le clos de la Musaraigne, la rue de la Muselière et la place du Musée.
Vraiment, pendant deux mille ans , j'ai cru que les humains qui me peuplaient, m'aimeraient toujours. C'était sans connaître la dernière génération de mussois qui m'administrent.
Ce que la pierre peut-être naïve parfois !
29 mai 2009
1 ere Veillée de l'Art Libre
Samedi 4 Juillet 2009
1ere
Veillée de l'Art Libre
à MUS
Exposition d'infographies
Stand de livres de INLIBROVERITAS
Musiques Libres
Projection en plein air de films libres précédé d'un débat sur l'art libre, avec quelques auteurs.
Un blog est dédié à cette soirée :
http://veilleedelartlibre.hautetfort.com/about.html
Toutes les associations citoyennes sont invitées à exposer leur infos ou vendre leur journaux. Une table sera réservée à cet effet. N'oubliez pas d'apporter une clef USB.
L'art libre qu'est-ce ?
Vous connaissiez l'art sacré des temples, l'art rupestre des grottes,l'art marchand du marché de l'art du 20e siècle(marché du disque, marché du multimédia, marché du livre). C'est dans ce marché qu'évolue aujourd'hui l'art, c'est ce marché qui définit l'artiste, l'artiste est tributaire d'une clientèle. Des marchands achètent un manuscrit, une toile, une musique, financent un film et se chargent de le transformer en un objet manufacturé et ou d'en faire la promotion. Le marchand fabrique des livres, des disques, des pellicules, ouvre des galeries et vend . Si le produit ne se vend pas ou ne se vend plus, il disparaît. L'artiste a vendu ses droits sur son livre ,son film, sa musique, sa toile. Il en perçoit un petit pourcentage dérisoire face à la masse de profits que dégage le marché de l'art. Le prix des toiles, des CD,DVD, des places de cinéma est prohibitif pour beaucoup, l'art est une affaire de sous, de gros sous, qui profitent à une poignée d'artistes choisis par quelques marchands, maisons d'édition, major du disque, du cinéma. Le talent se définit par bénéfice réel ou potentiel. Parfois, c'est le marché qui définit le talent comme dans la promotion des artistes de la STARAC ou par la programmation de certaines radios. Étoiles éphémères souvent, mais étoiles tout de même que l'on nous a forcés à écouter par la promo qu'en ont fait les médias souvent sponsorisés par les marchands.
Ce marché de l'art a, certes, révélé, déniché de beaux talents, il fut même nécessaire pour porter à la connaissance du plus grand nombre ces artistes. La littérature avait besoin de livres imprimés, la musique de disque ou de cd, le cinéma d'équipes, de projecteurs, de salles de cinéma, le photographe de labos photos pour développer ses œuvres.
Vous avez remarqué, je viens de parler au passé. Oui, car depuis une vingtaine d'années, et particulièrement, depuis une dizaine d'années une révolution est passée : le numérique.
Pourquoi est–ce une révolution?
Parce que tous les arts que j'ai cités, la littérature,la musique,le cinéma,la photo avaient besoin de supports spécifiques, le livre,le disque vinyle puis les CD et DVD, le papier photo. Or avec le numérique, tous ces arts ont à présent un support unique, mieux, un langage unique: le langage numérique, binaire. Même l'art pictural peut se numériser en devenant l'infographie. Aujourd'hui, un seul support pour tous ces arts, un fichier numérique qui se loge dans une carte, une clef usb ou un disque dur et qui circule par le Net. Nous y reviendrons.
Une deuxième révolution a accompagné cet avènement numérique, c'est la présence dans presque chaque foyer occidental ,d'un microordinateur. Cet outil est capable de faire de la musique, traiter le son, traiter un texte, une image,un film. Il est capable de faire à lui tout seul ce que seuls les marchands pouvaient faire avant, imprimer un livre, projeter des photos et du cinéma,diffuser de la musique, graver vinyle, cd et dvd. Du manuscrit, de la maquette, des rushs vidéo, il peut produire un produit fini. Chaque individu possédant cet outil, peut, s'il en a le goût, et peut–être le talent, créer une œuvre d'art. Mieux, il peut créer lui–même les outils numériques de la création, que sont les logiciels, lui permettant de copier,coller,insérer,modifier les fichiers numériques.
Comme il ne peut y avoir deux révolutions sans trois! Un autre séisme culturel et technique s’est associé aux deux autres, c'est l'internet, le WEB,la toile , on peut l'appeler comme on veut, il définit un réseau destiné à l'échange. L'échange d'information, mais aussi de fichiers numériques en tout genre, texte, son, vidéo , photo, logiciels. Cet échange se fait par courriel, téléchargement de micro à micro, de micro à serveur, tout cela sur toute la planète et à très grande vitesse ,de plus en plus vite, de plus en plus facilement. Ainsi chacun de nous, peut voir, entendre des œuvres d'art, les télécharger, si elles lui plaisent, les commenter et échanger les commentaires, les critiques, par voie de courriel, blog,site, sous forme de fichier texte, photo, ou vidéo. Mais aussi, il peut copier, coller, insérer, texte, son ,vidéo et créer une nouvelle œuvre.
Grâce à ces trois révolutions, nous pouvons tous, en fonction de nos gouts, notre culture, découvrir, dénicher les artistes de la toile, communiquer aux autres nos trouvailles, mais nous pouvons aussi créer et être dénichés par d'autres, promouvoir nous–mêmes nos talents.
Les marchands découvreurs, promoteurs de talents sont potentiellement en concurrence avec tous les internautes. Mieux la poignée d'artistes richissimes découverts par ces marchands peut se trouver aussi en concurrence avec les milliers de talents de la toile.
J'ai bien dit peuvent, car dans la réalité une parade vieille de plus de deux siècle, depuis que l'art appartient aux marchands, censé protégé les auteurs du vol, du plagiat ,et que l'on appelle droit d'auteurs, copyright, tente de verrouiller la diffusion universelle des œuvres. L'action des copyrights pourrait paraître louable, si elle ne protégeait, de fait, que les marchands et une poignée d'ayant droits anonymes qui profitent d'un aïeul illustre pendant 70 ans en France, 50 ans ailleurs, et plus si le marché, encore lui, l'exige. Je pense à Mickey mouse de notre cher Dysney.
Ce droit d'auteur se confond avec le dépôt de licence pour les découvertes et inventions qui régulent , par l'argent la diffusion du savoir, de la technologie, et donc du progrès. Les logiciels sont aussi soumis au copyright, et gardent secrets les codes sources de leurs programmes, imposant des systèmes d'exploitation usine à gaz qui ralentissent les micros, nous obligeant d'acheter un nouveau logiciel chaque fois que Windows évolue. Ce système de protection qui paraît d'une logique immuable a subi depuis 15 ans la concurrence de ce que l'on peut appeler son contraire. Peut–être inspiré par Victor Hugo, qui, parlant du livre, disait:
Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais, comme pensée, il appartient , le mot n’est pas trop vaste , au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de d'écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous.
Victor HUGO (1878) in Discours d’ouverture du congrès
la concurrence est le système d'exploitation informatique LINUX GNU qui pourrait formuler sa philosophie ainsi :
Le logiciel appartient à l'auteur, mais le code source appartient au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit.
Ainsi, ce système d'exploitation bénéficie d'une licence spécifique GNU GPL( General Public License) ,appelée libre,qui reconnaît à tous, le partage du code source et la possibilité de le modifier tout en offrant à tous, le nouveau code source ainsi transformé. Tous les logiciels fonctionnant sous GBU GPL sont soumis à la même règle de copie ,transformation,partage libre. Ainsi, depuis 15 ans, ce système évolue au point de concurrencer Window. C'est ce système du logiciel libre que nous connaissons tous par Firefox, à présent le meilleur navigateur internet, ou la suite bureautique open Office, concurrente du plus célèbre logiciel commercial Word de Window.
Bien sur tous les logiciels et le système d'exploitation LINUX GNU sont téléchargeable légalement sur internet, le plus souvent gratuitement, mais pas forcément, car libre ne veut pas dire gratuit (rappelez–vous: le livre, le logiciel appartient à l'auteur, la pensée , le code source appartient à tous, donc je vends mon livre, je vends mon logiciel, mais le fichier numérique appartient à tous) pour les œuvres artistiques la seule restriction est de citer le nom et les coordonnées de l'auteur d'origine.
Ainsi, dérivées de la licence GNU GPL, les licences libres pour l'art sont nées, définissant l'Art libre et la licence LAL ou COPYLEFT, jeu de mots pour se démarquer du copyright.
D'autres licences plus restrictives comme les Creative Common(CC) peuvent poser des conditions à l'exploitation commerciale et la transformation des œuvres.
Le mouvement du logiciel libre a réussi,on peut le dire aujourd'hui. Il n'y a pas de raison pour que celui de l'art libre ne suive pas, cela paraît inéluctable, même avec une loi comme HADOPI, qui n'a pour but que de sauver l'art marchand.
Cet art marchand est d'un autre age, d'une autre époque, celle d'avant le numérique, cet art ne peut pas s'accommoder de la libre circulation des fichiers qui pourtant est aussi inéluctable. Aucun système répressif ne peut bloquer cette circulation ,ni même la ralentir. Car cela reviendrait à supprimer le principe moteur du web qui est le partage.
Alors, bien sûr , il faut rétribuer la poignée d'artistes qui profitent encore du système marchand, mais cette rétribution doit être équitable et fonction du volume de téléchargement d'une œuvre, et surtout sans mettre en place un système de surveillance , répressif qui n'engendrera qu'une nouvelle délinquance, une de plus! Ces artistes ont assez de notoriété pour vivre de leurs spectacles, je dirai même de leurs économies! Leur célébtité ne les feraient guère souffrir du téléchargement.
La loi HADOPI est passée, mais rassurez vous : le web regorge d'artistes qui ont choisi, de mettre leurs œuvres sous licence Art Libre ou Creative Common. Alors ne faite pas de téléchargement illégaux, mieux n'achetez plus de cd ou de dvd. des artistes show beez.Écoutez , lisez,visionnez librement et en toute légalité les auteurs encore inconnus du Web, soyez leur producteur, achetez leurs cd ou leurs livres, souvent en auto édition ou auto produit!
Les œuvres que vous allez découvrir dans la 1re veillée de l'art libre sont, pour la plupart, sous licence Art libre, ou Cc by, donc: libre copie, partage,transformation,distribution, respect de la paternité de l'œuvre,reconduction à l'identique de la licence des œuvres dérivées. Les autres sont en CC–nc–nd, donc : libre copie, partage, mais diffusion transformation soumise à autorisation de l'auteur. La licence de chaque œuvre sera toujours précisée. Un livret sera disponible avec le détail de tous les auteurs, que vous lirez, écouterez, visionnerez, pour la 1er veillée de l'art libre. Apportez une clef USB, vous pourrez charger le fichier de toutes les oeuvres diffusées dans la soirées.
Christian MARTIN : contact 04 66 73 70 39
chriscombat@orange.fr
15 janvier 2009
POURREAU a démissionné mais ...
23 septembre 2008
La poste de MUS risque de fermer
MUS21 : http://mus21.hautetfort.com/
PRIVATISATION DE LA POSTE
ET
FERMETURE DU BUREAU DE MUS
On ne peut pas parler de la fermeture programmée du bureau de Poste de Mus, sans parler de la privatisation de la Poste et de ses conséquences, ni des projets de La Poste afin de préparer le terrain à cette dernière.
Afin de comprendre ce processus, il me semble nécessaire de faire et un rappel de ce que l’on nomme « Le Service Public » et un petit historique de l’ensemble des événements qui nous amènent à cette situation :
Les principales caractéristiques du Service Public permettent de répondre à des normes tels que :
Un service assuré 24/24 H ;
Une péréquation tarifaire (tout le monde paie le même tarif) ;
Un service adapté répondant à la demande et aux besoins de tous les usagers.
Le Service Universel que l’on présente aujourd’hui ne reprend aucune de ses trois notions fondamentales.
Une directive européenne a décidé de la déréglementation de l’affranchissement postal pour permettre à des intérêts privés de faire leur entrée dans le domaine de l’acheminement et la distribution du courrier (plis affranchis)
La Poste, pour préparer un terrain favorable à cette Privatisation a pris des dispositions. Elle a donc mis en place des projets permettant ainsi dans un premier temps de séparer les services : Le courrier d’un côté et le commercial financier de l’autre.
Concernant le courrier, la distribution de nos lettres et autres se fait à partir de Vergèze maintenant et Mus a perdu son statut de bureau distributeur. Cela veut dire que le courrier arrive à Vergèze et est trié sur ce bureau maintenant.
Le commercial et financier a subi deux projets Terrain, puis Fusion (changement de nom du projet en cours de route). Pourquoi ? Dans quel but ?...
Les projets de la Poste répondent exclusivement à dégager des profits donc des dividendes à redistribuer vers le secteur privé. Afin de répondre à ces exigences, la Poste a décidé de regrouper ses activités autour de certains grands bureaux plus attractifs financièrement. Ainsi, elle a décidé de supprimer les petits bureaux ne répondant plus aux critères de rentabilité fixés unilatéralement par les financiers.
La Privatisation de la Poste va accélérer ce processus et surtout permettre de transférer l’argent public au profit d’intérêts privés. A aucun moment ces projets ne répondront à un besoin de la population en matière de communications.
Concernant le bureau de Poste de notre village, le processus est déjà engagé :
Depuis le départ du Receveur de Mus, les horaires d’ouverture ont été profondément modifiés : Ouverture sur la matinée, fermeture si personne ne peut tenir le guichet (congés ou maladie). Donc diminution de la qualité du service rendu à l’usager….
Peut-être que cela ne vous semble pas très grave au stade où on est aujourd’hui sauf que :
La fermeture totale du bureau est programmée (officieusement en date du 1er décembre) ;
Que le Service Public sera remplacé par un service privé sous la forme, soit d’une agence postale communale, soit d’un point commercial poste…
L’Agence Postale Communale : C’est la municipalité qui reprend une partie des activités de la Poste (Vente de timbre, retrait de recommandé, possibilité de faire des retraits d’argent sous conditions, etc.). En clair, ce sont des agents communaux payés par les contribuables qui reprendront ces activités – (peut-être verra-t-on sur nos impôts une nouvelle taxe pour assurer un service public).
Cette formule assure l’essentiel des prestations de la Poste.
La Poste, propose une convention rémunérée, renouvelable une fois. (Après on ne sait rien). Convention qui varie sur la période mais qui peut s’étendre sur 8 ans. En contre partie la Mairie s’engage à maintenir coûte que coûte l’ouverture au public (Maladie, congés, etc.).
Deux niveaux de prestations :
Ouverture de 60 heures/mois – rémunération à 800€/mois….
Ouverture plus de 60 heures/mois – rémunération 900€/mois
Le Point Commercial Poste : C’est un commerçant qui prend en charge le service sous des conditions plus que troubles, (en effet, comment vérifier le respect de toutes les normes et de la qualité du service ?). Ce système offre peu de possibilité et oblige la plupart du temps à se déplacer vers un bureau de Poste. Pensons aux anciens qui seront obligés d’aller à Vergèze pour effectuer le retrait de leurs pensions ou autres. (La Mairie s’est même vanter d’avoir supprimé la navette, qu’un indécent a maintenu malgré tout).
Nous avons déjà eu connaissance de dérapage nuisant aux intérêts même des usagers. Un point a été fermé pour cause de congés annuels. Pendant un mois, Personne n’a pu retirer un recommandé ou un paquet déposé dans cette boutique….
Quoi qu’il en soit, la Poste n’aura jamais la possibilité de veiller aux respects de toutes les règles. Mieux d’ailleurs en a-t-elle la volonté ?
En agissant ainsi, cette dernière va recentrer son activité vers certains pôles jugés « juteux » afin de reverser à des actionnaires bien pensants des dividendes conséquents, qui le seront au détriment du Service Public et de la population.
Concernant notre municipalité, il me semble évident que nous nous dirigerons rapidement vers le point commercial poste. En effet, les effets de manches de notre maire le laisse supposer :
on voit mal la mairie payer sur ses deniers des employés pour tenir une agence communale à longue date… Même avec 900€, il me semble très difficile de ne pas être obligé de mettre la main à la poche… (frais salariés, entretien, etc.)
La mairesse a annoncé en conseil municipal du 2 septembre, l’ouverture prochaine d’une boutique multiservices en lieu et place de la bibliothèque qui serait déplacée vers le préau de l’ancienne école (lieu où se trouve la poste aujourd’hui). En procédant ainsi, la municipalité peut même obtenir une subvention européenne et mutualiser les moyens… Alors pourquoi se tracasser pour la réouverture de la boulangerie par exemple ?….
Connaissant tous les tenants et aboutissants, connaissant les orientations politiques de notre Maire, connaissant les annonces faites en conseil, pour moi il n’y a aucune place pour le doute : même si la date du 1er décembre est repoussée, il y a une nécessité impérative à la mobilisation de la population pour conserver notre Poste.
Jamais vous ne ferez croire que Madame le Premier Magistrat n’est pas au courant de rien (convention à signer, organisation du service, etc.), les dispositions à prendre sont trop importantes.
Pour conclure, laisser mourir le bureau de Poste de Mus est un choix politique. Ce choix sera assumé ou non par la mairesse et le conseil municipal consentant. En effet, à l’instar de certaines municipalités, comme par exemple La Vernarède, les élus de la commune ont la possibilité de refuser cette restructuration.
Que peut-il nous arriver, que nous ne connaissions déjà ? Afin de faire pression sur les responsables communaux, la Poste réduit les heures d’ouverture des bureaux. C’est le cas chez nous, il apparait difficile de réduire encore plus les horaires.
Dans d’autres lieux et régions, élus et usagers sont parvenus à sauver les services publics de leur commune, en passant du simple bureau de poste jusqu’aux maternités.
Il devient donc urgent de signer la pétition « contre la privatisation de la Poste » et d’en créer une autre spécifique à notre bureau…
Ces choix nous appartiennent et nous devons faire connaitre notre position à notre maire et la mettre face à ses responsabilités.
Jean-Noël GROSJEAN
19 mai 2008
Banquet de RENCONTRES CITOYENNES
Sous un ciel bleu surprise ! Après la grisaille de ces derniers jours, le banquet de RENCONTRES CITOYENNES a été un franc succès.
Entourés des affiches politiques de toutes les époques, des citoyens concernés par la vie civique locale se sont réunis pour débattre des problèmes de nos communes. Un après-midi de détente et de réflexion à l'ombre d'un tilleul, qui a redonné, à tous, l'envie de parler politique , d'échanger des idées et oser formuler des projets audacieux pour un monde enfin solidaire respectueux de l'environnement.
07 mai 2008
BANQUET CITOYEN DIMANCHE 18 MAI
Le Dimanche
18 Mai
Rue de la grande terre à MUS.
Dans une ambiance conviviale venez penser la politique autrement
RENCONTRES CITOYENNES vous convie à son banquet.
Nous offrons l'apero, la grillade et le vin.
Apportez une salade, ou un dessert ou votre boisson préférée.

11 mars 2008
Résultat des élections municipale à Mus
Christian MARTIN président de rencontres citoyennes élu .
Résutats municipales Mus - GARD (30 ) Les élus Mme Vivette LOPEZ (399 voix) M. Christian MARTIN (362 voix) Mme Valérie COSTE (391 voix) Mme Caroline CANOVAS (391 voix) Mme Marlène ROSE (390 voix) M. Didier BECHARD (387 voix) M. Jean-Louis BLANC (384 voix) M. Gérard GREGOIRE (381 voix) M. Yves FIRMIN (380 voix) M. Serge VAN DERSTAPPEN (380 voix) M. Thierry VAUTRIN (379 voix) Mme Carinne JOANNY (376 voix) Mme Joséphine MAROGER (374 voix) Mme Andrée MARTIN (364 voix) M. Luc LAURENT (392 voix) Inscrits 914 Abstentions 177 (19%) Votants 737 (80%) Blancs et nuls 18 (1%) Exprimés 719 (78%)
07 février 2008
MUS 21
Pour un gestion transparente soucieuse de développement durable
Christian MARTIN président de l'association Rencontres Citoyennes est tête de liste à Mus sur la liste MUS 21. Sa profession de foi s'articule sur un plan d'actions pour le développement durable proposé par le ministère de l'écologie et du développement durable.
Il part de la constatation que les problèmes du village peuvent se résoudre dans un plan d'actions qui prend en compte l'environnement tout en améliorant le quotidien des habitants.
Ainsi la promotion des déplacement à pieds se confond avec l'amélioration de la voirie, le bien être à MUS est synonyme de lutte contre les nuisances sonores et la construction d'un mur antibruit, une gestion transparent ne peut se concevoir qu'avec plus de démocratie et d'implication des mussois dans la vie citoyenne du village. Un blog de campagne détaille les ambitions de cette liste.http://mus21.hautetfort.com/
21 janvier 2008
Où part notre eau potable?
Qu'est
-ce que ce bout de métal
rouillé infâme ? Devinez !
Vous donnez votre langue au chat ?
Et bien c'est un fragment de tuyauterie du réseau d'eau de MUS. Rouillé, percé bref lamentable, et ce n'est qu'un tout petit morceau pris en photo il y a quelques semaines rue de la grande terre. Nous vous laissons imaginer la fuite d'eau qui l'accompagnait. Voilà donc, dans quoi coule l'eau potable si précieuse et si chère.
Voulez-vous savoir la suite ?
la voilà :
Ni vu ni connu, c'est pétassé !
Voilà de quoi réfléchir sur la gestion de l'eau dans nos communes. De quoi nous interroger sur comment remettre à neuf ces tuyaux, d'où fuit 40% de l'eau de notre château d'eau.
Où vont les bénéfices de la SDEI.
Voilà une réflexion que nos maires communautaires pourraient engager avec tous les citoyens, dans le cadre d'un débat participatif. Si eux ne le font pas, qui le fera ?
15 janvier 2008
Le PLU et demain ?
Un petit retour sur le PLU qui a fait sa dernière apparition pirouette le 4 janvier à la mairie. En voici les grandes lignes:

Comme on peut le constater presque tous les aménagements concernent les voitures. Sauf le cimetière!
Aménagement de rond-point
Création d'une voirie de contournement du centre ville
Élargissement du chemin de la Berboule
Réalisation d'une aire de stationnement
A mus il n'y a pas de piétons!
Les habitants des mas doivent emprunter tous les jours des rues étroites et peu sécurisées, comme la rue de la grande terre ou des airettes , pour rejoindre la place. Certes la rue de la grande terre doit être élargie, gageons qu'elle le sera au profit des piétons.
Si on consulte le document du PLU on y lit des choses fort intéressantes jugez:
Ben voyons! On regroupe les nuisances sonores à deux pas des fringants logements sociaux de Mus! Est-ce bien moral tout ça!
Et la cerise sur le gâteau:
Elle est pas belle cette perception horizontale au ras des toits de la résidence de l'écureuil. La position dominante du village sur cette photo n'est pas évidente, ne trouvez vous pas ? Et la photo bizarrement prise. Les peintres, qui , il y a quelques années, venez profiter de la perspective du village à cet endroit, n'avez pas le même cadrage.
Que conclure?
Que ce document sous couvert de bons sentiments, ne réalise que le contraire de sa philosophie.
Les aménagements ne préconisent que le tout voiture.
On a construit une résidence à proximité de l'autoroute, sans tenir compte du précepte essentiel cité dans le PLU :
cadre de vie et environnement sonore sont indissociable,
sans tenir compte de la perspective paysagère du village.
Ce qui est vrai à Mus l'est pour presque tout les villages de la communauté de commune. Les PLU gèrent dans l'urgence les exigences de la pressions démographique de la région et l'inflation des prix du foncier. Il n'y a pas de perspectives de développement durable, il n'y a pas de vision globale des enjeux de ce 21eme siècles. Voilà l'illustration de la nécessité de se pencher sur la méthode de l'agenda 21 . Nous allons voter dans quelques semaines, interrogeons nous sur nos besoins réel de citoyens, confrontons les aux exigences d'un développement respectueux de l'avenir de nos enfants. Ne votons pas comme on balance un ballon en touche.








